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Initiation à la cueillette des plantes comestibles… Miam !

Vous êtes curieux de notre flore comestible ? Vous souhaitez vous initier à l’autonomie alimentaire ?
Vous rêvez d’expérimenter la gastronomie de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs ?
Vianney, guide-nature, organise des initiations à la cueillette des plantes comestibles pour apprendre à les reconnaître, mais aussi à les déguster. C’est au parc de la Bouvaque d’Abbeville qu’il nous livre quelques uns de ses secrets de druide des temps modernes.

Vianney Clavreul est guide-nature en Baie de Somme, spécialisé dans les plantes sauvages comestibles,

ou comme il se plaît à l’appeler le « Patrimoine Alimentaire de l’Humanité ».

Lors d’une randonnée au long-cours qui le mena de la Baie de Somme au sud de Porto,

Vianney, harnaché d’une charrette à bras, expérimenta du mois d’août 2017 au mois de février 2018, au fil des saisons,

l’autonomie alimentaire en se nourrissant principalement des ressources naturelles qu’il glanait sur son chemin.

De son expérience est né un livre «  Manuel de la vie buissonnière : Manifeste pour une cueillette sauvage - 75 espèces comestibles ».

 

 Reportage France 2

 www.laviebuissonniere.com

 Initiation à la vie sauvage - permanent holidays

 

 

 

C’est sur le parking de la piscine que nous avons rendez-vous. Vianney, reconnaissable avec son panier en osier, nous attend. Par chance, nous ne sommes que deux, mon compagnon et moi, ce jour là à bénéficier de son initiation. La rencontre est très simple, nous nous appelons par nos prénoms et le tutoiement est immédiatement naturel. Le ciel est bleu, le soleil chauffe agréablement l’air, quelques nuages moutonnent le ciel. Nous partons vers le parc de la Bouvaque.

 

Initiation à la Vie Sauvage

 

Nous pénétrons une partie boisée du parc et Vianney nous présente une première plante, commune, l’une de celles que l’on croise à chaque promenade. Son nom ? La carotte sauvage ? Non, la berce. Après une description de la plante, Vianney nous fait goûter les fleurs, le goût explose en bouche. Il coupe ensuite une partie de la tige, et l’épluche comme de la rhubarbe. La peau de la berce nous rend photosensible, il est donc déconseiller de la manger. Nous goûtons la tige. Encore une nouvelle saveur.

 

A ce moment précis, un nouveau monde s’offre à nous. 80% de notre flore environnante est comestible. Il suffit de nous baisser pour nous nourrir. Une source d’alimentation abondante nous entoure et nous l’ignorions.

 

Vianney nous donne des conseils essentiels sur la manière de reconnaître une plante comestible. Notre corps nous guide, si nous sommes suffisamment à l’écoute. Sentir, goûter, ingérer, chaque étape nous renseigne.

 

La berce

 

Nous continuons notre promenade, et sur un coin d’herbe qui nous semble tout à fait anodin, Vianney nous présente le lierre terrestre,  l’égopode, le plantain et la brunelle. Décidément, tout se mange ! J’ai l’impression de marcher dans mon assiette. Nous prélevons quelques feuilles de chaque espèce. Vianney nous enseigne aussi la cueillette responsable, qui permet à la plante de se régénérer après notre récolte.

 

Notre marche se poursuit ensuite vers les marais. Quelques gouttes de pluie tombent du ciel, nous nous arrêtons pour observer le paysage. Et en quelques secondes les gouttes éparses se transforment en orage diluvien. Nous nous abritons sous un saule des vanniers. Puis à cloche-pied entre les flaques nous gagnons un kiosque. Des trombes d’eau se déversent, la cueillette est compromise. Vianney nous propose alors d'aller chercher un peu de vaisselle dans son véhicule, afin de cuisiner notre récolte à l'abri du kiosque. Puis d’un dernier coup de couteau avisé, il coupe de larges feuilles de consoude au bord du chemin et nous regagnons le parking d'un pas pressé.

 

Le lierre terrestre, l'égopode, le plantain et la brunelle

 

A présent réunis au sec sous le kiosque, Vianney nous propose de grignoter de la salicorne, cueillie par ses soins précédemment. Nous rinçons le lierre terrestre, le plantain, l’égopode et la brunelle et nous en préparons une salade assaisonnée, pendant qu’une omelette aux feuilles de consoude émincées frémit sur un réchaud de camping. Etait-ce bon ? Absolument ! et copieux ! Les saveurs sont nouvelles, riches et fraîches. Le déjeuner sauvage se termine par une infusion parfumée de jasmin et d’origan.

 

Le mot de la faim !

 

La rencontre avec Vianney est incontestablement riche en enseignement.

Il est le gardien d’un savoir oublié, mais qu’il  partage avec enthousiasme et humilité.

Vianney n’est pas un sauvage, il nous initie à la vie sauvage, et nous révèle à notre propre humanité.

 

 

Camille 

Camille
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